Abel (1) le Colérique

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1 Figurines par Carte

Concept : Rackham,

Sculpture : Rackham,

Profil : Rackham

Socle : Infanterie 3 cm

Taille Unité : Moyenne

Classe : Conscrit

Rang : Champion 1

Affiliation:

Date de Sortie: V1 – Decembre 1994
V2 – Decembre 2004 (Boite Etat-Major Conscrit)

Équipement(s) :

Compétence(s) :

Fanatisme, Commandement/ 10
(Aretefact/ 1, Contre-Attaque/ 2, Enchainement/ 2, Coup de Maître/ 0)

Artefact(s) :

Châtiment

Background :

” Il n’est de verité que la nôtre ! “
” Châtions les hérétiques ! “


Châtiment:
Abel sert l’empire d’Akkylanie depuis si longtemps, et avec tant de ferveur, qu’il ne peut imaginer la vie autrement que comme une succession de conflits. Il a vu tant de ses compagnons mourir et a subi tant d’horribles blessures que son âme a acquis la dureté et la froideur de l’acier. Il reste pourtant un combattant de foi et de cœur. Peu d’hommes possèdent son talent pour rassembler les guerriers. Châtiment son épée, symbolise le credo qui guide son existence ” Foi, fraternité et mission “


Feu du Temple.

Abel le Colérique acheva son adversaire en lui plantant sa longue épée dans le torse. Il jeta un regard autour de lui alors que le persécuteur expirait. A une trentaine de mètres, les templiers étaient aux prises avec trois monstrueux Formors. Les guerriers de Mérin combattaient avec une ardeur décuplée. un homme qu’il n’avait pas vu dans leurs rangs au début de la bataille était à leurs côtés et les exhortait à dépasser leurs limites. Abel s’interrogea un instant sur son identité, avant de se raviser. Le Temple avait ses mystères et mieux valait ne pas les dévoiler.

Nouvelle Rackham.
Premières Armes.
Abel serrait sa lance tellement fort que ses phalanges commençaient à le faire souffrir. Depuis plusieurs minutes l’anxiété s’emparait de lui sans qu’il arrive à la maîtriser. Il avait mal au ventre, envie d’uriner, ce qui était rigoureusement impossible avec la lourde armure qu’il portait. “ Foi en Merin…” se répétait-il en silence, comme si cette litanie pouvait contrer la peur. Autour de lui ses camarades ne semblaient guère plus rassurés : sur leurs visages imberbes – peu d’entre eux avaient dépassé les seize ans – se lisaient la fatigue et l’angoisse. Ils avaient marché plusieurs jours depuis leur casernement pour arriver jusqu’à cette plaine désolée à l’extrême nord de l’Empire d’Akkylannie. Ils attendaient depuis plus d’une heure, perplexes et inquiets ; le sergent qui commandait cette petite troupe de lanciers semblait plus doué pour aboyer des ordres que pour expliquer la raison de leur présence ici. Pour presque tous ces jeunes soldats, c’était la première mission en extérieur, le premier affrontement réel. Abel se montrait plutôt doué à l’entraînement, mais jamais il n’avait eu un vrai adversaire en face de lui, jamais il n’avait dû blesser, encore moins tuer, un ennemi. Machinalement son regard se porta vers les Templiers qui les avaient accompagnés pendant la marche des jours précédents. Les soldats du Temple se tenaient à l’écart, fiers et droits dans leurs armures étincelantes, la main posée sur la garde de leur épée bâtarde. Les Templiers semblaient si sûrs d’eux qu’à leur vue Abel sentit son courage revenir. – “ En position ! ” Le cri du sergent le surprit dans ses rêveries. Trop lentement Abel se coiffa de son casque. Il se mit en position de défense, lance en avant, bien campé sur ses jambes, mais avec un temps de retard sur ses compagnons. Le sergent avait surpris la lenteur de sa réaction et s’était avancé devant lui.  – “ Alors soldat on rêvasse ? ” Avant même qu’Abel ait eu le temps de se justifier son supérieur l’attrapa par le col et l’envoya au sol.  – “ La première vertu du soldat c’est la discipline, j’entends qu’on m’obéisse au doigt et à l’œil ! ” Pour appuyer ses paroles il asséna à Abel qui suffoquait à ses pieds un violent coup de pied. – “ J’espère que je me suis bien fait comprendre soldat ! ” Abel se releva en serrant les dents, s’efforçant de ne pas montrer la colère qui l’envahissait. Il bouillait de rage et avait de la peine à se contenir. Il parvint malgré tout à se calmer en se jurant intérieurement que personne ne l’humilierait jamais plus et que bientôt ce serait devant lui qu’on se soumettrait. Il reprit sa place dans le rang fort de cette certitude. A l’horizon il n’y avait nulle trace d’ennemis, pas le moindre nuage de poussière qui aurait révélé des mouvements. Les soldats du Griffon restaient néanmoins sur leurs gardes. Le chef de l’expédition, un Commandeur Templier taciturne qui de tout le voyage n’avait pas eu un seul mot pour les jeunes lanciers semblait aux aguets. Tout autour d’eux le sol sembla se mettre soudainement à trembler. L’Inquisiteur hurla quelques ordres mais il était trop tard : des bras, des corps aux chairs pourrissantes étaient en train de jaillir de terre, s’accrochant aux jambes des infortunés lanciers ou s’extrayant avec peine du sol. ” Des zombies ! ” songea avec horreur Abel, avant qu’une de ces créatures ne se jette sur lui. Il esquiva l’assaut lent et maladroit du Mort-Vivant et riposta d’un coup de lance. Sans prendre le temps d’achever son adversaire, Abel se dégagea et alla porter secours à ses camarades. Certains d’entre eux avaient déjà rejoint le cœur brûlant de Merin, d’autres, en mauvaise posture, se trouvaient aux prises avec deux ou trois adversaires. Il aperçut du coin de l’œil les Templiers qui écrasaient leurs adversaires avec l’efficacité d’une redoutable machine de guerre. Autour d’Abel c’était le chaos : en petits groupes, Morts-Vivants et soldats du Griffon s’affrontaient dans des luttes acharnées, alors que la terre continuait à vomir ses hordes impies. Abel avait chaud, la poussière lui brûlait la gorge, la sueur lui coulait dans les yeux ; il frappait pourtant sans relâche, presque à l’aveuglette, touchant parfois mortellement ses ennemis. Sous son casque lui parvenaient les échos étouffés des combats, le bruit des armes qui s’entrechoquent, les râles des mourants, une cavalcade au loin. Le combat ne ressemblait pas du tout à ce que l’on pouvait apprendre à l’école militaire, il ne s’agissaient pas des manœuvres rigoureusement exécutées, des passes d’armes habilement enchaînées, mais le choc brutal des armes et des corps. Abel aperçut avec un temps de retard l’imposant Centaure d’Achéron qui se dirigeait vers lui. L’effrayante créature le chargeait dans une course folle, lance pointée vers son cœur. Abel restait figé sur place ; la peur l’avait paralysé et il voyait comme dans un cauchemar le Mort-Vivant fondre sur lui. Dans un ultime sursaut il se protégea le torse de son bouclier et leva sa pique. Son écu dévia l’arme du Centaure qui vint le heurter violemment à la tête mais, juste avant de s’évanouir, il vit sa lance se planter dans le corps du monstre. Il reprit conscience quelques minutes après. Les combats avaient cessé, il n’y avait plus aucun Mort-Vivant sur le champ de bataille mais plusieurs de ses camarades étaient morts. Abel avait mal au bras, et sentait le sang couler autour de son œil droit. Son arme lui avait été arrachée et gisait deux mètres plus loin dans le cadavre, inerte cette fois-ci, du Centaure. Sa tête lui tournait un peu, mais un bras secourable aida Abel à se relever. Il s’agissait d’un jeune sous-officier Templier. Indemne malgré les nombreuses traces de coups que portait son armure, il sourit au jeune lancier, puis, examinant sa blessure au front, il lâcha : ” Tu garderas une vilaine cicatrice “. Puis il se pencha ensuite ramasser la lance d’Abel et la lui tendit  – ” Tu t’es bien défendu aujourd’hui, c’est encourageant pour un premier combat. Mon nom est Arkhos, je saurai me souvenir de toi.” Abel masquait avec difficulté la grande fierté qui s’était emparée de lui. Alors qu’il rejoignait les siens, il aperçut au milieu des victimes du combat le cadavre du sergent. Il ne fit aucun effort pour cacher son sourire.


Livre d’Armée Griffon.
Abel fait partie des légions de serviteurs anonymes qui oeuvrent pour la gloire de l’Akkylannie. Pourtant, sa dévotion et son ardeur en font un soldat à part, un exemple pour tous les lanciers et un combattant formidable, sans pitié pour les ennemis de l’Empire. Abel passa son enfance dans un petit village. Il y reçut une éducation stricte : les prêtres lui enseignèrent le respect de Merin et la nécessité de combattre les ennemis du Dieu Unique. Il apprit également à quel point les Akkylanniens étaient chanceux de vivre dans un empire aussi moderne. Abel, convaincu et impatient de servir son dieu, fut heureux de rejoindre les rangs des lanciers. Il voulait plus que tout montrer sa reconnaissance pour les bienfaits de la vie akkylannienne dont il profitait. Mais au lieu des glorieuses batailles qu’il espérait, Abel n’eut droit qu’à de longues séances d’entraînement et à d’interminables sermons. À plusieurs reprises, le jeune homme fut sanctionné pour son impétuosité. Bientôt, sa déception et sa frustration se transformèrent en froide colère. Après ses classes, Abel fut envoyé au front, dans le désert du Syharhalna. Sa compagnie devait livrer contre le Scorpion une bataille capitale, particulièrement dangereuse. Abel ne doutait pas d’avoir été envoyé là parce que ses supérieurs voulaient sa perte. Il fulminait. Pendant le voyage, il se jura de survivre, pour servir Merin et pour se venger. Au combat, la compagnie d’Abel accomplit de nombreux faits d’armes. Les troupes du Scorpion cédaient du terrain petit à petit, et Abel emportait les lanciers qui l’accompagnaient toujours plus en avant. Un sentiment de plénitude l’envahissait à chaque fois qu’il sentait le sang chaud de ses ennemis gicler sur son visage. Il se laissa emporter par ce sentiment et pourchassa des clones en déroute. Le reste de la compagnie ne suivit pas et l’unité d’Abel se retrouva seule face à une horde de clones. L’unité fut taillée en pièces ; Abel et les survivants furent capturés. Abel et ses compagnons d’infortune furent transférés dans un laboratoire perdu dans le désert. Dans les souterrains de pierre et d’acier, ses hommes étaient soumis à d’horribles expériences mêlant technologie et pouvoirs mystiques. Rongé par le remords, tourmenté par les hurlements de douleur qui parvenaient jusqu’à sa cellule, Abel appelait la mort de ses voeux. Désespéré, il commença à prier Merin. C’est à cet instant qu’il trouva dans sa foi la force de survivre. Puis ce fut son tour d’être emmené dans les profondeurs du laboratoire pour servir de cobaye. Des clones l’attachèrent sur une table et un omnimancien syhar entra. Lorsqu’il sentit le mana de Ténèbres affluer, Abel fut submergé par cette colère qui grondait en lui depuis toujours. La rage décuplait ses forces : il brisa ses chaînes et bondit sur ses geôliers. Les clones succombèrent rapidement devant la fureur du jeune homme. Abel se tourna alors vers l’omnimancien terrorisé. Méthodiquement, impitoyablement, il attacha le Syhar sur la table d’opération et le tortura avec ses propres instruments. Une fois sa colère apaisée, Abel sortit de la salle d’expériences et libéra ses hommes. Sur son chemin, il massacrait les clones avec les instruments de l’omnimancien. Lorsque tous les survivants de son unité furent libres, il les mena vers la surface. Les rescapés traversèrent le désert et atteignirent enfin le campement de la compagnie. De retour parmi les siens, Abel fut célébré en héros par les hommes de troupe. Il fut cependant sanctionné par les officiers : il avait désobéi aux ordres lors de la bataille et était responsable de la capture de son unité. Toutefois, son acte de bravoure et son retour providentiel lui valurent de ne pas être exécuté. Après quelques semaines dans un cachot, il fut réintégré dans son unité et repartit au combat. Tout semblait rentrer dans l’ordre, mais Abel avait changé : dans la fureur de la bataille, il était devenu insensible à la douleur. D’autre part, il était maintenant sujet à de terrifiants accès de colère, qui le rendaient capable de fendre en deux les adversaires les plus robustes. Bien qu’il ne soit plus meneur, les lanciers le suivaient et lui obéissaient naturellement. Il attribua ces dons à la grâce de Merin et se rassura de savoir que le Dieu Igné approuvait sa conduite. Abel n’hésitait plus désormais à protester lorsque ses supérieurs lui donnaient des ordres qu’il jugeait stupides. Il finissait à chaque fois au cachot, mais cela ne le gênait pas. Merin veillait sur lui. Au terme de sa conscription, Abel décida de rester dans l’armée impériale. Son tempérament et ses tourments passés le poussaient à dédier sa vie au combat. Il servit donc l’Empire sur tous les fronts, luttant aux quatre coins d’Aarklash contre presque tous les peuples du continent. Au fil des années, il vit certains de ses compagnons d’armes mourir, d’autres vieillir et quitter l’armée. Mais curieusement, lui ne vieillissait pas. Peu enclin à faire confiance aux officiers, il décida de cacher cet étrange don. De toute façon, le crâne rasé et le visage marqué par les blessures et les batailles, il était difficile d’apprécier son âge. Il se servit de ses accès de colère pour être régulièrement muté. Personne ne le côtoyait plus assez longtemps pour remarquer quoi que ce soit. Ce pouvoir surnaturel inquiétait Abel, qui se réfugiait de plus en plus dans l’adoration de Merin et la fureur du combat. Lorsque sa compagnie eut à protéger un temple de pèlerins contre des hordes d’orques, Abel trouva l’occasion de concilier ces deux obsessions. En infériorité numérique, les lanciers et les templiers durent se replier dans le temple lui-même. Abel frappait de toutes ses forces, tant et si bien qu’il brisa son épée en tuant un orque. Désarmé, il chercha une arme du regard. Ses yeux tombèrent sur la relique du temple : une épée qui avait appartenu à un prêtre de Merin, peut-être à Arcavius lui-même. Persuadé d’être le champion du Dieu Igné, Abel s’empara de l’épée et reprit le combat. Les orques étaient sur le point de gagner. À l’idée de voir le temple profané et les pèlerins massacrés, Abel sombra dans une colère comme il n’en avait jamais connu. Il sentit alors la puissance divine affluer en lui. Les Akkylanniens à ses côtés prirent cela pour une manifestation du Dieu Igné. Leur foi, canalisée par l’épée, permit à Abel de déchaîner la puissance de Merin sur les orques. Après la bataille, il conserva l’épée et la baptisa « Châtiment ». Aujourd’hui, Abel s’efforce de rester anonyme. Il souhaite n’être qu’un simple serviteur de Merin parmi tant d’autres. Toutefois, ses pouvoirs et sa colère l’ont fait remarquer, et Abel accepte désormais de prendre parfois le commandement pour la gloire de Merin. Peu importe que l’empereur et le pape aient changé. Peu importe que le Temple et l’Inquisition se soient battus. L’empire d’Akkylannie est toujours debout, et Abel est là pour le servir. Gare à quiconque se mettra en travers de sa route !

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