Iandorias Lazarian

Rooted Profile

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1 Figurine par Carte

Concept : ToDo

Sculpture : ToDo

Profil : Rooted/ToDo

Socle : Créature 4 Cm

Taille Unité : Grande

Classe :

Rang : Champion Maître 3 Légende Vivante

Affiliation: Maison : Lazarian

Date de Sortie :

Équipement(s) :

Compétence(s) :

Juste, Fanatisme, Sélénite, Régénération/ 4, Guerrier-Mage, Invocateur/ 5
Maître des Ténèbres du Feu et d’un Élément au choix/ Nécromancie, Typhonisme, Cabale, Corruption
(Artefact/ 3, Enchainement/ 1, Coup de Maître/ 0, Contre-Attaque/ 2)

Compétence(s) Spéciale(s) :

Corrosion.
Iandoras pour consomer ses alliés pour regagner de la vie.
Le combattant ami ciblé par Corrosion est instantanément tué net et retiré de la partie, même si il dispose de la compétence Acharné ou d’un effet similaire.
Iandoras regagne alors une cran de vie + un jet de Régénération/ 4.

Artefact(s) :

Le Jugement Final
L’Armure aux Milles Visages

Sceau d’Hespéride

Background :

Cry Havoc Nr.2 Page 76
Nul ne pourrait croire que Iandoras Lazarian se nommait autrefois Iandorias Khorto, héros de l’Inquisition et frère adoptif du célèbre Corwin Khorto. Cet homme a marché dans la flamboyante lumière de Merin, glorifié le pouvoir de Séléné (la personnification de la Lune chez les Sélénites) et sombré dans l’onde abyssale d’Hespéride. Son existence est comme un souffle entre la vie et la mort, l’empire des sens et celui de l’âme. Iandorias Lazarian est l’image même de la résurrection : il effraie autant qu’il fascine.

Nouvelle officielle Rackham
Huitième tome d’études. 
Neuvième jour de l’Hécatompraxis. 
LES GOULES
La nature a toujours été pour moi une source infinie d’émerveillement. Tant de visages, tant de manières de donner la vie et de l’ôter, et surtout cette étincelle mystérieuse et indéfinissable qui m’a échappé la nuit où la mort est venue me prendre…
La vie me fascine. Je sens sa volonté, son essence et son cycle en chaque être vivant. Elle est l’invincible esprit plongé dans la matière, la frontière qui sépare l’animé de l’inanimé.

Pour tenter de percer le mystère de la vie, j’ai parcouru Aarklash et examiné bon nombre de créatures, grandes et petites. L’étincelle était plus forte chez certaines que chez d’autres (Ref : Daïkinees, Imparfaits, Nains de Mid-Nor), mais l’une d’entre elles semble défier les lois de la nature et de la Magie confondues… Il s’agit de l’espèce communément désignée sous le nom de Goule. La majeure partie de mes confrères de l’Ordre du Bélier ne s’intéressent pas, ou très peu, à ces êtres. Ils les jugent répugnants et indignes d’intérêt. Leur avis suit l’opinion couramment partagée : ce sont probablement des humains dégénérés ou, je cite, une branche animale de souche gobeline corrompue par les Ténèbres. J’admets humblement qu’autrefois, les Goules n’éveillaient pas ma curiosité. Aussi loin que je m’en souvienne, leur engeance plus ancienne qu’Achéron s’était progressivement intégrée aux hordes de notre Baronnie jusqu’à ce qu’une sorte d’accord tacite soit trouvé (Ref : premier tome historique). Comme celui qui unit un charognard à une meute de loups.

Je fus pourtant piqué du plus vif intérêt lorsqu’une Goule vint mourir près de moi, alors que je rendais visite à l’un de mes élèves à Cadwallon (Ref : Venthius, Cadwallon, Macellaria Rosæ). Je ne sentis aucune âme s’échapper de son enveloppe. Pourtant, elle faisait manifestement partie du royaume de la chair, était capable d’utiliser des outils et savait communiquer, quoique de manière rudimentaire. Je décidais d’emmener son cadavre pour examen.

Malgré tous mes efforts et ma maîtrise des Arts Obscurs, il me fut impossible de l’animer par des moyens nécromantiques. Cette particularité ayant été observée chez la plupart des Gobelins, j’en déduis que c’était de là que leur prétendue parenté avec No-Dan-Kar avait été établie. Il me fut également impossible d’établir un contact post-mortem ou psychométrique avec elle. Ce fait me confirma que la Goule n’avait jamais eu d’âme, sauf si elle avait atteint un état de plénitude spirituelle avancée au cours de son existence (Ref : Elfes Cynwälls, Noesis, Equanimes). Au vu de l’état général du spécimen, cette dernière hypothèse me parut peu crédible.

Un examen plus poussé (Ref : Rituels de Chair) me révéla que la Goule n’était pas issue d’une espèce commune. Ceci écarta toute filiation avec les Gobelins ou avec les Hommes, du moins sur un bon millier de générations. L’empreinte primordiale me révéla quant à elle qu’au niveau atavique, la Goule se rapprochait sans doute plus du prédateur originel que d’une espèce destinée à un avenir social. Jusqu’à maintenant, je n’avais trouvé une empreinte si forte que chez les reptiles et les animaux les plus sauvages (Ref : Yuthoth, Kraken, Isslithi). Enfin, je sentis que cette espèce n’avait pas sa place dans l’ordre naturel des choses. D’ordinaire, je n’éprouvais cette sensation qu’en présence de créatures venues des Royaumes extérieurs, nées par un quelconque maléfice ou face à nous autres, les damnés d’Achéron…

J’achevais mon étude par une exploration plus formelle. L’ensemble de l’appareil sensoriel était destiné à la vie souterraine. Les muscles de la mâchoire et des extrémités étaient bien plus puissants que ceux d’un être humain. Les os du spécimen présentaient une quantité de cartilage impressionnante, ce qui devait lui donner une souplesse extraordinaire. La dernière surprise vint de son estomac atrophié. Les Goules étant réputées pour leur appétit vorace, je m’attendais à un système digestif proche de celui d’un charognard…

Je me retrouvais donc face à un être intelligent mais privé d’âme, mammifère doté de l’esprit d’un reptile, n’ayant pas sa place au sein de la nature mais constitué de chair et d’os et, pour terminer, nécrophage féroce incapable biologiquement de digérer autre chose que les liquides. Individuellement, mes conclusions pouvaient parfaitement s’expliquer. Les démons n’ont pas d’âme mais communiquent par le langage (Ref : Maison De Vanth). Il est arrivé que certains individus aient une empreinte essentielle peu commune (Ref : Wolfen, Marque du Prédateur). J’ai moi-même fabriqué des golems de chair contre-nature. Des animaux communs chassent pour digérer leurs victimes sous forme de fluide (Ref : insectes, araignée). Mais mis bout à bout, ces constats n’avaient aucun sens, surtout pour une race entière !

Je décidais donc de m’intéresser de plus près aux Goules et, à mon retour, consacrai mes recherches à cette espèce méconnue et redoutée. Malgré toute mon application et les moyens à ma disposition, je suis resté insatisfait des résultats. De trop nombreux paradoxes sont venus parasiter mon étude, en particulier au niveau de la digestion et de l’absence d’âme des Goules.

( … )

La Magie et la science étant restées sans réponse, je ne puis me fier qu’à ma plus fidèle compagne : l’intuition. Quelque chose me dit que les Goules sont, d’une manière ou d’une autre, les vestiges d’un passé qui nous dépasse, une civilisation, un peuple, une race peut-être. Ces créatures chassaient bien avant que l’Âge des Ténèbres ne s’abatte sur Aarklash et ont survécu dans l’ombre des civilisations qu’elles ont vu naître. Les Goules sont des monstres au sens original du terme, issus des Ténèbres et hantant les cauchemars des vivants depuis la nuit des temps. Elles ne dévorent pas les chairs… elles dévorent l’étincelle de la vie.


Iandorias Lazarian, Patriarche d’Achéron.

Concepts :