Asphyxia

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L’Alliance d’Asphixia.
C’est après avoir incendié tout un quartier et affronté la vindicte populaire que Sulfur a rencontré Asphixia, sa future femme. Celle-ci l’a introduit dans le cercle très fermé des sorciers de No-Dan-Kar et l’a mis en relation avec des contacts très influents. Sans sa muse bienfaitrice, Sulfur serait sans doute encore un magicien de bazar vendant des babioles magiques défectueuses dans les venelles de Klûne.
Leur mariage a été célébré « en grandes pompes », comme on dit chez les gobelins. Sitôt la cérémonie terminée, les invités ont enfourché toutes sortes de véhicules magiques et se sont offert un tour d’Aarklash des plus explosifs. Le clou de ce spectacle de neuf jours a été la destruction d’une école de magie de la baronnie d’Algérande, en plein territoire du Lion. Pour garder un souvenir de cette foire mémorable, les tourtereaux ont capté dans leurs alliances une partie de l’essence magique brutalement libérée ce jour-là.


Sulfur.
La Belle et la Bête.
Sulfur courut en tout sens dans les bas-fonds de Klûne pendant le reste de la journée. Au fur et à mesure que les heures passaient, la foule de mécontents grossissait. La plupart n’étaient nullement importunés par les colifichets du sorcier, mais simplement contents de participer à la traque. Le pauvre Sulfur, lui, s’était finalement réfugié dans une bicoque abandonnée, dans le quartier le plus insalubre de la capitale. Là, dans l’obscurité, il fut enfin rejoint par son ancêtre.
— C’est pas trop tôt ! s’écria Sulfur.
— Désolé, mais tu cours tellement vite… je n’arrivais pas à te suivre.
— C’est la ruine ! Qu’est ce qu’on va faire, maintenant ?
— Se tirer vite fait et monter une arnaque ailleurs.
— Ah non, moi les…
Soudain, des miliciens firent leur apparition dans le taudis. L’obscurité dissimulait Sulfur à leurs yeux, mais ils ne tarderaient pas à le découvrir.
— Vite pépé, va chercher de l’aide !
— De l’aide ? Mais où ça ? Et qui ? Je suis le seul pour qui tu comptes.
— Débrouille-toi, je vais les retenir.
Le fantôme s’exécuta, et Sulfur se releva de tout son mètre. Ses gemmes luisaient faiblement.
— Fuyez, bande de larves, devant la puissance de maître Sulfur !
— À l’assaut !
Sulfur se saisit d’un parchemin, y griffonna un mot de pouvoir et le brandit devant ses adversaires. Instantanément, un mur de feu bloqua la charge des miliciens… et enflamma le taudis. Sulfur et ses poursuivants s’extirpèrent tant bien que mal du brasier qui ravageait désormais tout le quartier. Alertée par l’incendie, la foule des mécontents arriva sur les lieux et une terrible bataille s’engagea. Au bout de presque une heure, les gemmes de Sulfur étaient à nouveau vides. La plupart des gobelins avaient fui, mais il en restait encore quelques-uns. À bout de forces, le sorcier s’effondra. Un milicien se prépara à l’achever, faisant tournoyer son épée audessus de sa tête. C’est alors qu’elle surgit de nulle part. Belle, gracieuse, terrible. Sulfur n’avait jamais vu une gobeline aussi magnifique. Dans sa main gauche, elle tenait un parchemin ; de la droite, elle y inscrivit adroitement un mot de pouvoir et foudroya le milicien d’un arc de mana. Il n’en fallait pas plus pour chasser les derniers combattants de cet enfer.
— Qui êtes-vous, belle inconnue ? bredouilla Sulfur, encore sous le choc. La gobeline sourit.
Asphyxia, sorcière du sabbat de Klûne.
— Sabbat ? Qu’est-ce donc, jolie donzelle ?
— Tu es sorcier et tu l’ignores ? Qui est ton maître ?
— C’est… c’est compliqué. Moi, c’est Sulfur, et lui c’est Magnézium, mon ancêtre.
Le fantôme se montra lui-même du doigt, fier d’avoir ramené d’aussi séduisants renforts.
— Vous êtes mignons, tous les deux. Demain, c’est nuit de pleine lune. Venez me voir, je vous montrerai mon sabbat.
Ignorant de quoi il pouvait s’agir, Sulfur saisit la note que lui tendait Asphyxia avec fébrilité. Un rendez-vous galant !


Sabbat Bien?
Le lendemain, au crépuscule, Sulfur était en proie à la plus vive excitation. tandis qu’il déambulait dans les rues de Klûne.
— Elle va me montrer son sabbat ! Elle va me montrer son sabbat !
— Oui, mais tu sais, un sabbat, c’est pas…
— Oh, suffit le fantôme. Fiche-moi la paix. Ce soir, je veux être seul avec elle.
— Mais de toute façon, tu…
— Fiche-moi la paix !
Devant une telle obstination, Magnézium s’éclipsa, comme seuls les fantômes savent le faire. Quelques minutes plus tard, Sulfur se tenait devant le champignon géant indiqué sur la note. Un pyscho-mutant était posté devant l’entrée.
— Gemme.
Sulfur montra sa gemme. Sans rien dire, le psychomutant ouvrit la porte du champignon et invita Sulfur à descendre l’escalier. Le sorcier jubilait ; il retrouverait bientôt sa bien-aimée. Et quelle dame ! Une si grande maison, et un serviteur ! Parvenu au bas de l’escalier, Sulfur se retrouva dans une salle obscure bondée de gobelins et de gobelines. Il ne voyait même pas Asphyxia.
— Bienvenue au sabbat ! lui cria un gobelin éméché.
Subitement, Sulfur se rappela l’une des rares leçons de la Babayagob : les sabbats sont des réunions de sorciers ! Tout déçu, il se mit en quête de sa belle. Il la trouva sur la piste de danse, en train de valser avec un bellâtre. Elle dansait avec grâce, ses cheveux virevoltant comme de sublimes éclairs de mana. Sulfur prit son courage à deux mains. Il s’avança sur la piste et fit en sorte d’être vu par Asphyxia. À son grand soulagement, la magicienne oublia le bellâtre et se tourna vers lui.
— Vous valsez, maître Sulfur ?
— J’apprendrai, dame Asphyxia !
Et les deux sorciers se mirent à danser. Ils valsèrent tant et si bien qu’ils oublièrent le temps qui passait. Soudain, un sorcier prit la parole.
— Je vous prie d’accueillir notre invité du soir : la célèbre, l’horrible, l’époustouflante… Babayagob !
L’assemblée des sorciers applaudit l’entrée de la redoutable sorcière. Sulfur, lui, ne savait plus quoi faire. Il tenta de prendre la fuite, mais heurta le bellâtre qui, se poussant, dévoila l’infortuné sorcier à la Babayagob.
— Vengeance ! hurla la vieille magicienne, reconnaissant son apprenti fugueur.
Sans plus de sommation, elle déchaîna un enfer de Feu et d’Air sur le malheureux Sulfur. Celui-ci tenta de contrecarrer les attaques de la sorcière, mais rien n’y fit. Ébranlé par tant de puissance, il se redressa, prêt à défendre sa peau verte dans un terrible duel de sorciers. Les autres gobelins se placèrent en cercle autour des deux rivaux, dessinant une arène mystique. Le choc promettait d’être terrible.
— Milice !
Soudain, d’innombrables miliciens de Klûne surgirent de l’escalier.
— Les voisins ont fait appel aux autorités. Vous faites trop de bruit.
Asphyxia s’interposa.
— Et ?
— Milice, menottes, prison.
Les sorciers réagirent de concert et envoyèrent de terribles boules de feu sur les miliciens. Comme il fallait s’y attendre, des renforts arrivèrent, et Sulfur se retrouva à nouveau au milieu d’un déluge de Feu et d’Air. Cette fois-ci, cependant, il se battait dos à dos avec la Babayagob. Devant le nombre d’adversaires, il redoubla d’efforts et rivalisa d’agressivité avec son ancien maître. Lorsque les miliciens furent mis en déroute, Sulfur se précipita à la recherche de sa bien-aimée. Il la retrouva saine et sauve, les gemmes encore bien pleines. Ils échangeaient des mots d’amour et s’enlaçaient, lorsque la vieille sorcière rugit.
— Halte ! Nous avons encore un compte à régler, vaurien.
Pétrifi é de terreur, Sulfur inspecta ses gemmes : vides ! La Babayagob se rapprocha.
— Qu’as-tu fait de mes colifichets ?
— Je les ai vendus.
— Quoi ! À qui ?
— Aux habitants de Klûne. Mais ça n’a pas marché. Ils étaient tous maudits et ils ont voulu que je les rembourse. Ils ont brûlé ma boutique et ont failli me tuer.
— Bien fait ! Ça t’apprendra !
La Babayagob toisait Sulfur.
— Humf. On dirait presque un vrai sorcier.
— Merci.
— Tu es le seul apprenti qui ait survécu. Alors, je ne te tuerai pas.
— Merci !
Sulfur serra la vieille gobeline dans ses bras.
— Oui, bon, ça va ! N’en fais pas trop non plus.
— Merci, Babayagob.
— Adieu, Sulfur.
Et la Babayagob s’envola sur son balai magique.
— Ahem…
Magnézium était revenu.
— Oui, pépé ?
— On dirait que tu t’en es tiré sans moi.
— Ouaip !
— C’est un peu ma faute, tout ce qui t’est arrivé.
— Mais non, pépé. Et puis, c’était drôle tous ces combats avec la milice.
— Mouaif. Je crois que je n’ai plus grand chose à faire dans le monde des vivants. Et puis, elle a raison, tu es un vrai sorcier, maintenant, tu n’as plus besoin de moi.
— Tu vas t’en aller aussi ?
— Oui, mais tu sais comment obtenir mon approbation.
— Au revoir, pépé.
À nouveau, et pour la dernière fois, Magnézium disparut comme seuls les fantômes savent le faire. Sulfur se retourna vers Asphyxia. Alors que d’autres miliciens arrivaient, les deux sorciers s’esquivèrent. Ils fuirent même la capitale pour éviter les ennuis et vinrent s’installer ici, à Zuog. Ils y vécurent heureux et eurent beaucoup de gniards… et les mangèrent.


Épilogue.
— C’est nul, ton histoire !
— Ouais, c’est même pas crédible ! Jamais la Babayagob l’aurait laissé en vie.
— Pff !
Les neuf gniards rient et s’éloignent de la bicoque du vieux gobelin. Ils échangent des regards pleins de malice et foncent au bout du ponton. Quelques instants plus tard, ils font la courte échelle pour que l’un d’entre eux jette un oeil par une des fenêtres de la tour penchée. Le gniard découvre une grande salle circulaire, surplombée d’une coupole de verre donnant sur le ciel étoilé. Un gobelin et une gobeline sont là, enlacés prêts à entamer une danse endiablée. Reconnaissant Sulfur et Asphyxia, les neuf gniards s’enfuient en hurlant.

Concepts :